Mon périple au Vanuatu est désormais presque terminé… Et c’est sur l’île d’Espiritu Santo (de l’espagnol Espíritu Santo signifiant « Saint-Esprit »), que je poserai mon sac pour ces quelques derniers jours. Cette île d’une superficie de 3 955,5 km2 est la plus importante du Vanuatu par sa taille et par sa diversité linguistique (pas moins de 26 dialectes en plus du bichlama, de l’anglais et du français).

Beauté qui s’ignore, Espiritu Santo concentre à elle seule presque toutes les merveilles du Vanuatu. Parée d’une robe luxuriante d’un vert impénétrable, des plages de rêves dessinent ses contours, tandis que des dizaines d’yeux d’un bleu aussi profond que l’océan lui-même se camouflent dans de véritables petits Edens.

Mais Espiritu Santo, ce n’est pas que ça : cette île est aussi chargée d’une forte empreinte états-unienne. En effet, durant la seconde guerre mondiale (et c’est d’autant plus vrai suite au massacre de Pearl Harbour), l’île d’Espiritu Santo fut une importante base militaire des États-Unis avec la construction, à partir de 1942, de la base aérienne de Santo-Pekoa située à Luganville. Et nos chers américains se débarrassèrent en jetant à la mer leurs équipements usagés ainsi que leurs ordures… dans un endroit qu’on appelle aujourd’hui : Million Dollar Point.

Sommaire de l’article

Carte d’Espiritu Santo

Million Dollar Point

C’est au petit matin, alors que le vent est encore frais et léger que j’arrive sur Espiritu Santo et le soleil est encore bien loin du zénith. J’ai donc pas mal de temps libre avant de déposer mes affaires à mon hébergement. Une petite horde de taxi est à l’affût à la sortie de l’aéroport, et je commence à négocier ferme pour me rendre à cette fameuse plage. Mon arrivée sur Bali me revint en mémoire l’espace d’un instant.
Je me mets d’accord avec le plus insistant des chauffeurs pour qu’il m’amène à Million Dollar Point et me dépose ensuite à mon hôtel. N’étant pas un afficionado de ce genre de site historique, je m’attendais bien à ce que le spectacle ne me ravisse pas. Qu’est-ce que ces déchets jurent avec la nature habituellement préservée de Vanuatu ! J’enfilerai tout de même Palme Masque et Tuba (et découvrirai par la même occasion le sigle PMT), afin de partir à la découverte d’un immense cimetière plastique et métallique. Maigre consolation, je croiserai quelques poissons-clown, chirurgien ou encore perroquet.
Après avoir exploré les mers, je pars explorer les terres en quête de ces fameuses bouteilles de C***-C***, qui seraient aujourd’hui collectors.

Et bingo.

Million Dollar Point

Je repars voir le chauffeur du taxi, puis nous échangeons sur nos vies respectives, sur nos visions du monde… Pendant une bonne heure, avant de repartir.
Quand j’arrive à mon hébergement, stupeur : hôtel de luxe, piscine, bar, restaurant, et je me retrouve dans une chambre pour 3, tout seul, dans un cadre totalement surfait. Je peux encore remercier Evaneos pour m’avoir organisé des hébergements petit budget type « backpackers ».

Alors que je profite tout de même de la piscine, j’entends un accent que je reconnaîtrais entre milles. Vous savez, ce petit accent chantant, au goût de pastis et aux senteurs de fleurs d’oranger. Marseille. Je retrouve Seb et Hélène, que j’avais rencontrés sur Malekula quelques jours auparavant. D’une gentillesse incroyable, ils m’invitent à se joindre à eux pour prendre l’apéritif (je vous laisse deviner quoi), puis nous partons manger au marché. L’intégralité de mon tube digestif se souvient encore de mon erreur alors que, par mégarde, j’ai accepté de goûter ces « petits piments tout à fait délicieux » d’après la mama qui s’occupait alors de la préparation de mon plat.
Le lendemain, ils comptent visiter la Grotte Millénaire, aussi appelée Millenium Cave. Ils me proposent de les accompagner, c’est avec joie que j’accepterai de me joindre à eux pour visiter ce « must see » d’Espiritu Santo.

La grotte millénaire

Petit bijou d’écotourisme, l’engouement autour de ce site est relativement récent. Et pour cause : lors des temps ancestraux (qui durèrent jusqu’il n’y a pas si longtemps), aucun ni-van n’osait s’aventurer dans les profondeurs de la grotte, par peur des mauvais esprits. Ils l’utilisaient uniquement dans le but de s’approvisionner en nourriture, car l’entrée est une véritable pouponnière de chauve-souris et d’hirondelles. Ce n’est qu’en 1987 que deux ni-vans plus courageux (ou téméraires, je ne sais pas) que les autres osèrent l’excursion. Il fallut ensuite attendre l’an 2000 pour une ouverture au public dans un contexte d’écotourisme rondement bien mené, l’avènement du second millénaire donnant par ailleurs son nom à la grotte. L’argent récolté grâce à ce tour est utilisé dans le but d’aider la communauté du village de Vunaspef (village ayant la propriété de la grotte), et il a déjà permis de financer la construction d’écoles ou encore d’une église. Sachant cela, j’eus d’autant plus envie de participer à cette expédition.

Celle-ci démarre au village de Nambel, où nous retrouvons nos guides, et où l’on nous donne une petite explication sur le programme et les consignes de sécurité à respecter. Programme qui, au passage, semble vraiment très alléchant : canyoning, nage en eau libre, randonnée en plein air et en pleine terre… Allez, c’est parti !

Nous partons à pied, au travers de la cambrousse et au bout d’une bonne demi-heure de marche, nous arrivons au fameux village de Vunaspef. C’est ici que nous nous séparons de nos effets non submersibles et facultatifs. Fort heureusement, Seb et Hélène ont avec eux un appareil photo waterproof, j’ai donc pu récupérer quelques clichés. Et, une fois n’est pas coutume, vous pourrez voir des photos sur lesquelles j’apparais.

Vunaspef

Nous nous enfonçons peu à peu dans une jungle impénétrable. Le taux d’humidité augmente à un rythme effréné, et atteint rapidement les 100(0)%. Je sue à grosses gouttes, mais la marche reste très simple. Juste un peu glissante, par endroits (pensée à un certain pont en bambou ou je m’y suis pris à plusieurs reprises pour le traverser). Bien entendu, nos guides sont soit en tongs, soit pieds nus, et ne rencontrent aucune difficulté particulière. Celui de la tête de file s’arrête souvent, pour donner des explications sur les fruits, racines, ou sur les plantes et leurs vertus médicinales.

Au bout d’une heure et demie de marche, l’entrée de la grotte se dessine dans un somptueux tableau. La terre se déchire en une bouche sombre et béante, de laquelle sort une nuée d’hirondelles et de chauve-souris, portées par le vent qui s’échappe, tel un voleur, de la gorge de la grotte. Elles sont là par dizaines, par centaines même, menant une danse endiablée. De petites larmes tropicales condensent sur les hauteurs de la façade de la grotte, perlent le long de la paroi et viennent s’écraser sur le sol, parsemé d’une mousse grasse et épaisse. Plic-ploc. Plic-ploc. Puis, comme pour couronner le spectacle, le timide soleil envoie quelques-uns de ses rayons percer la couche nuageuse et illuminer la scène.

Avant de pénétrer dans la grotte, il nous faut demander l’autorisation des esprits y habitant. Nos guides nous apposent donc des peintures sur le visage, tout en récitant une petite incantation où il est question d’hirondelles, de chauve-souris, de cascade, de rocher, de chemin et de rivière (ce sont en fait les éléments qui nous sont dessinés sur le visage). Puis, nous descendons une échelle de bambou… Armés de nos lampes torches.

La lumière s’évanouit, la végétation se raréfie. Seules subsistent quelques algues et mousses accrochées le long des parois. Le chemin est très glissant, mais c’est un pur bonheur que de crapahuter là dedans, m’abandonnant simplement à mon toucher. Hormis les grincements des chauves-souris qui résonnent et l’eau qui chuchote, il n’y a aucun bruit.

Au bout d’une quarantaine de minutes, on voit poindre la lumière du jour : la sortie est juste là. Et le cadre est tout autant idyllique que l’entrée.

Après une petite pause casse-croûte, nous reprenons la route. C’est là que tout se complique, avec la partie canyoning du parcours. Le chemin est vraiment plus ardu, mais notre équipe s’en sort sans encombre. Le guide à notre tête, âgé de 75 ans (même si, bon, j’ai quelques doutes quant à la vérité sur son âge), mène le cortège d’une main de maître. Il nous montre le chemin, entre échelles accrochées aux rochers glissants, des cordes, des petits ponts de bambous au détour de la rivière (attention, référence) qui coule en contrebas. Incroyable. Puis, le chemin s’efface : il nous faut continuer à la nage ! (Grand regret que de ne pas avoir pris de GoPro avec moi).

Millenium Cave 4
Nous nous jetons littéralement à l’eau, et nous laissons porter par le courant. Ce que je ressens est extraordinaire, l’écosystème qui m’entoure est un véritable paradis verdoyant, et j’ai l’impression d’avancer dans quelque chose de profondément vivant. La matière et l’énergie débordent de toute part, et je me sens comme cellule faisant partie d’un grand tout (je vous rassure, ce regain de mysticité ne va pas s’éterniser).
De petites cascades surgissent de temps à autres des parois, elles-mêmes habillées de lianes, de mousse ou de racines. Quand les parois se mettent à nue, on peut trouver des saillies qui pointent par endroit. Quoi de mieux que d’y monter, pour faire un petit plongeon dans une eau d’une clarté sans pareille ?
Les oiseaux de la forêt, imperturbables, continuent à gazouiller sur notre passage. Mon corps sature de sérotonine.

Fort heureusement, toutes les bonnes choses ont une fin, et le chemin finit par jaillir de la rivière aussi soudainement qu’il avait disparu. Détrempés, nous repartons vers le village de Nambel, où un goûter multicolore et un thé aux feuilles d’oranger nous attendent, non sans repasser par des étapes semées d’échelles en bambou glissant.

Nous rentrons, repus et ravis de la journée. Mon seul regret aura été de ne pas avoir passé la nuit dans le village. Le soir, nous retournerons tous les trois au marché pour partager un dernier repas : Seb et Hélène s’en retournent en métropole.

Luganville

Je profiterai de cette deuxième journée pour visiter un peu Luganville. La ville en elle-même n’est pas très attractive, et ressemble un peu par son aspect cosmopolite à Port-Vila. Malgré tout, ça reste un pur régal d’aller faire un tour au marché, tant pour les yeux que pour le nez, ou le palais. Je découvrirai aussi avec tristesse plusieurs camps de réfugiés ayant fui l’île d’Ambae sur laquelle un volcan fait rage. Ce volcan est tellement en colère que l’on peut même entendre ses grondements d’Espiritu Santo.
Cette journée fut donc dédiée à la lecture et l’écriture. Eh oui, ça fait du bien de souffler un peu de temps en temps. Seb et Hélène m’avait aussi donné un contact pour faire une excursion à la journée, qui était apparemment formidable. Cette idée prit (malheureusement) le pas sur mon intention d’aller visiter les fameux « trous bleus » d’Espiritu Santo. J’ai donc appelé ce monsieur dont j’ai oublié le prénom (on l’appellera donc Bob), qui organise cette excursion, et nous nous sommes donnés rendez-vous le lendemain, à 8h.

L’île oubliée

Au petit matin, j’enfourne mon petit déj’ (et je découvre à cette occasion, et à mon grand regret, la Vegemite), prépare mes affaires, et patiente jusqu’à 8h45 où Bob choisit d’arriver, accompagné par deux de ses frères. Nous partons d’abord pour le marché, où ils vont faire le pleins de victuailles pour le casse-croûte de midi. Puis nous partons vers le Nord. Sur le chemin, des cocoteraies, des cocoteraies et encore des cocoteraies. Comme je l’ai déjà dit, la production de coprah (obtenue à partir de noix de coco) occupe une part énorme dans l’agriculture de Vanuatu.
Sur la route, Bob m’explique le programme : pêche en mer, puis visite de son île natale (dont j’ai oublié le nom). Glandouille à l’ombre sur la plage, snorkeling et pêche à nouveau, puis visite explicative d’une exploitation de coprah.

Programme alléchant, réalité décevante. La pêche en mer consista juste à laisser traîner un fil de pêche avec quelques faux appâts en plastique durant la courte traversée entre Espiritu Santo et son île natale. J’ai tout de même appris quelque chose de rassurant durant la traversée : son père s’est fait arracher et manger une jambe par un requin – mais ça va ! C’était au nord de l’île. La visite de ladite île fut par ailleurs passée à la trappe, et la seconde partie de pêche se résuma à observer les pêcheurs à l’ombre d’un palmier. Par contre, en glandouille, je fus largement servi.

Avant de repartir sur l’île mère, je dus rappeler la visite prévue de la fabrique de coprah, qui fut expédiée en 2 temps 3 mouvements. Comprenant ma déception, Bob m’emmena en contrepartie jusqu’à mon prochain hébergement, un peu plus au nord.

Lonnoc Beach

Bob me laisse au bout d’un petit chemin de terre battue (ciao Bob !), duquel j’aperçois une maigre planche de bois où est gravé « Lonnoc Beach Bungalow ». Au moment même où je dépasse cette pancarte, la déception de la journée s’envole en un clin d’œil. Le cadre que je découvre est tout simplement le plus beau depuis mon départ de France, deux mois auparavant.

Au plus prêt de la nature, quelques bungalows, discrets, se nichent à la lisière d’une fine jungle. À quelques mètres de là, l’océan, bordant la plage d’un sable blanc aux reflets dorés. Des bancs sous des paillottes offriront un maigre répit les jours de grandes chaleurs, ou juste quelques instants pour se poser, observer, regarder et s’émerveiller. Sur la gauche du petit chemin qui part de l’entrée jusqu’à l’océan, se trouvent un coin barbecue aménagé ainsi qu’une table. Des kayaks sont aussi mis à disposition. Je tenterai d’aller sur cet îlot, Elephant, qui se trouve en face et ne me semble pas très loin.

À peine ai-je posé mes affaires que je fais la rencontre d’un couple de cuisiniers français, Guillaume et Gwendoline. Je passerai mes derniers jours avec eux, dans une béatitude la plus totale, et adoptant un rythme à la ni-van.
Le temps s’est écoulé d’une manière si spéciale durant ces derniers jours qu’il m’est impossible, aujourd’hui (et un an plus tard), de recoller les morceaux de ces événements dans le bon ordre.

Mais je me rappelle être parti, pour une grosse excursion en kayak : j’ai filé vers l’est, en direction de l’îlot Elephant, qui s’est avéré être beaucoup plus loin que je ne l’avais prévu. J’ai donc changé de cap, pour aller un peu plus au sud, et voir de loin « Champain Beach », une plage réputée « pour ses eaux cristallines et son sable blanc poudreux, l’un des meilleurs de la région du Pacifique Sud ». Régulièrement prise d’assaut par les touristes et les bateaux de croisière australiens, elle n’a pas grand chose à offrir de plus que Lonnoc. Pour continuer avec cette journée aquatique, j’ai profité de l’équipement PMT de Gwendo’ pour faire un peu de snorkeling. J’étais d’ailleurs tout excité, et pour cause : elle avait aperçu une raie quelques jours auparavant, et d’après la gérante de l’endroit, une colonie de Dugongs se promène parfois dans le coin.
Je ferai chou blanc quant aux Dugongs et à la raie, mais je nagerai, durant de longues minutes, avec des tortues de mer. J’avais oublié à quel point leur danse, silencieuse, était pleine de poésie.

Je me rappelle aussi que dès la nuit, un étrange spectacle se mettait en place. Comme pour répondre aux milliards d’étoiles perçant la voûte céleste, d’innombrables crabes des cocotiers sortaient de leur tanière pour se mettre en quête de nourriture. Cliquetis des pattes, clapotis des vagues, zéphyr léger.

Ces journées, entrecoupées de pauses hamac, lecture et noix de coco, me guidèrent jusqu’à la fin du séjour, et se finissaient toujours plus ou moins de la même manière. Nous prenions, avec Guillaume et Gwendo’, un chemin où avocatiers et bananiers côtoient les cacaoyers, en direction d’une petite bourgade pour acheter du poisson. Sur le chemin, on peut même trouver une boulangerie. Une petite dame, ni-van par excellence, fabrique son propre pain chaque matin. Et inutile d’y aller après 10h, il n’y en a déjà plus !
Parmi mes souvenirs en pagaille, je me rappelle d’un soir où nous cherchions des citrons, pour assaisonner le poisson bien évidemment. Pas de citrons aux épiceries du coin. Pas de citronniers le long du chemin. Ah si, il y en a un juste là ! Nous interpellons la dame qui vit là, pour lui acheter quelques citrons. La dame rit aux éclats, gesticule les bras dans tous les sens, puis s’éclipse. Elle revient, 5 minutes plus tard, un panier à peine tressé accroché au creux du coude, rempli de pamplemousse, noix de coco, citrons, papayes… qu’elle nous offre, arborant un sourire digne des publicités pour dentifrice à gros budget. Je suis une fois de plus sidéré par la gentillesse dont les habitants de Vanuatu font preuve, en toutes circonstances.

Entre ces différentes activités, très chronophages notons-le, je suis aussi allé passer une journée à Port-Olry, petit village de pêcheur.

Port-Olry

Situé juste un peu plus au nord, accessible après 20 minutes de voiture. À ma grande surprise, le village semble désert. Peut-être que les habitants sont partis à une quelconque cérémonie ? Nous errons un temps dans le village, entre les maisons aux tons radieuxs de jaune, bleus ou vert, et toujours coiffées de toits de tôles. Nous finissons, une fois n’est pas coutûme, notre route sur la plage.
Pas très loin, se dessinent les îlots Malet et Dolphin, qui sont en fait des sites naturels protégés. Accessible à marée basse, une mission catholique y est installée depuis la colonisation française. Profitant d’une marée pas encore trop haute, nous partons visiter l’île la plus proche et la plus petite, Malet. Nous ne tentâmes pas d’aller sur Dolphin, très refroidis par la vue d’un serpent (un tricot rayé apparemment), mais aussi (et surtout) à cause de la marée commençant à remonter.

Nous repartons alors en direction un petit café bordant la mer, qui commence à s’assombrir tandis que le ciel accouche de gras nuages gris. Une fois l’averse passée, nous retournons pour l’habituel barbecue et coucher de soleil éclatant.

Aujourd’hui, c’est empreint d’une grande nostalgie que j’écris ces dernières lignes sur Vanuatu. Car ça fait un an à peine que cette soirée au bout du monde venait clôturer mon séjour, inoubliable, sur l’archipel de Vanuatu. Demain, il me faudra regagner Port-Vila. J’y récupérerai quelques affaires laissées là trois semaines auparavant, puis je m’envolerai à nouveau pour continuer mon voyage au Myanmar.

Vanuatu, Tangkyu tumas.

Lonnoc Beach Coquillage

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