Après un court séjour à Jakarta, qui marqua la fin de mon voyage en Indonésie puis à Sydney, j’atterris en fin d’après-midi à Bauerfield. Il s’agit de l’aéroport international de Port-Vila, qui est la capitale du Vanuatu située sur l’île d’Efate. Anciennement appelée île Sandwich (comme l’avait baptisé un certain James Cook, navigateur anglais ayant « découvert » cet archipel), c’est l’île la plus peuplée et la troisième plus grande du Vanuatu. Voulant fuir l’ennui des grosses villes, Port-Vila ne sera que mon point d’entrée, et je n’y passerai qu’une nuit, histoire de laisser mon surplus de bagages.

Dès ma sortie de l’avion, je suis accueilli par une symphonie de ukulélés et une myriade de fleurs multicolores. Je fuis les taxis-touristes de l’aéroport et file à mon hôtel, qui se trouve à 1h30 de marche (peut-être un peu plus, avec 18 kilos sur le dos).

Sommaire de l’article

Carte de Port-Vila

Bienvenue à Port-Vila

Peu après ma sortie de l’aéroport, je croise le chemin d’une jeep remplie de ni-van (c’est ainsi que l’on nomme les habitants de Vanuatu), à moitié hilares, à moitié intrigués. Je suis immédiatement contaminé par leurs sourires, qui m’en font même oublier les sourires javanais. Ils me proposent de me prendre pour un bout de chemin… mais je refuse, voulant prendre mon temps et commencer mon travail d’observation. Alors que je me rapproche du centre de Port-Vila, je découvre une ville aux allures très cosmopolites où les cultures européennes, australiennes, asiatiques et bien sûr mélanésiennes s’entremêlent, pour un résultat du moins surprenant. J’apprendrai plus tard que les chinois ont une implantation très forte au Vanuatu, pour le plus grand malheur de certains ni-van. Ils agissent dans la construction de route mais aussi dans l’import/export de consommables, des jus de fruits notamment. Il est vrai que le Vanuatu manque cruellement de fruits frais.

Au bout d’une heure de marche, j’arrive au marché. J’y découvre un monde fait de lumière et de couleurs, qui me conquiert instantanément (appareil photo coincé au fin fond du sac, les photos qui suivent ne sont pas de moi mais ont été prises sur wikimedia, et sont complètement fidèles à ce que j’ai pu voir).

J’erre pendant une heure dans le marché, sous le charme des étalages de mangues, d’ananas, de noix de coco, d’igname, de choux ou encore de salade, et observant avec curiosité les femmes qui logent derrière (ou dessous, en train de dormir) leurs étals. Les fruits, légumes et racines sont présentés dans des feuilles de bananier, ou sont posés à même le sol. Je trouve des brochettes de crabes, ou encore de noix, chose que je n’avais encore jamais vu. Pressé de laisser mes affaires, je ne goûterai pourtant à rien.

Le sourire aux lèvres et les poumons emplis d’odeurs enivrantes de fruits exotiques et de fleurs de frangipanier, je continue ma route jusqu’à mon hôtel. Je jette aussitôt mes bagages, et repart au port situé juste à côté pour admirer le coucher de soleil.
Le ciel explose littéralement de ses couleurs, juste après un orage venu comme pour saluer la fin de cette chaude journée.

Mon ventre grogne à tel point qu’Eddy, assis en train de pêcher à côté de moi, a du l’entendre. Je sympathise avec ce ni-van d’une trentaine d’années qui m’emmène manger un peu plus loin dans les terres, car le marché est en pause. Je découvre l’igname : très lourd, pas très savoureux, mais très bon marché.

Le village d’Ekasup

Je me réveille aux aurores, pour profiter du peu de temps qu’il me reste avant de partir pour Tanna, à 12h30. Je décide de me rendre seul à un village typique nommé Ekasup. Pas très loin de l’hôtel, visible sur Google Maps, je commence mon chemin bâton en main. Malheureusement, je ne trouverai jamais le village, malgré avoir tourné et retourné pendant des heures. Toutefois, la route a été très agréable, ponctuée de découvertes (comme un petit chemin menant au lagon d’Erakor) et de discussions avec des ni-van.

Je rentre au pas de course, pour ne pas rater mon avion, mais aussi (et surtout) pour ne pas manquer la fin du petit déjeuner. Une fois mes bagages terminés, une dame de l’hôtel interpelle un bus pour moi, pour me rendre à l’aéroport, puis je m’envole en direction de Tanna.

Les choses sérieuses vont enfin pouvoir commencer.

Conseils pratiques sur Port-Vila

Les choses à faire à Port-Vila

  • Si vous avez un gros budget, vous pouvez louer un quad afin de visiter Port-Vila et l’île d’Efate en toute indépendance. À faire sur un ou deux jours.
  • Explorer la cascade Mele à l’ouest de Port-Vila
  • Visiter le musée national de Vanuatu pour un peu d’histoire, situé au centre de Port-Vila

Où dormir à Port-Vila ?

  • Vanuatu Holiday Hotel (5000 VUV / nuit – petit déjeuner buffet compris)
    Hôtel très agréable, fonctionne à un rythme insulaire (comprendre très lent). Le personnel est adorable, prêt à aider, parle français et anglais. Mais le prix est très élevé (vous comprenez maintenant pourquoi je ne recommande pas evaneos), il y a des options 4 fois moins cher, comme par exemple le Bluepango Motel.
    Réserver Vanuatu Holiday Hotel sur : Booking
    Réserver Bluepango Motel sur : Booking

Où manger à Port-Vila ?

  • Au marché, sans hésiter. Produits frais et de qualité, vous pouvez manger pour 100VUV.
  • Quand vous êtes face au Golden Port, sur la droite, un petit resto où l’on peut prendre pleins de choses à emporter ou à manger sur place. Pour 200VUV, vous pouvez avoir une bonne portion de riz accompagnée d’une cuisse de poulet.

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